Le prix 2013 de l’AIEF a été attribué à Mme Luciana Persice-Nogueira, enseignante à l’Institut des Langues de l’Université de Rio de Janeiro (Brésil) pour son article « Proust et sa vision de Ruskin : rétrospection et passage entre les deux « côtés » » (version initiale « Proust e sua visão de Ruskin : tradução et reveleção da passagem entre les deux côtés », Revista Interfaces, Université fédérale de Rio de Janeiro, 2011, vol. 1, p. 24-43 ; version française :  CAIEF, 66, 2014,  p. 279-305).

Le prix 2014 de l’AIEF a été attribué à M. Zhen YANG , pour son article « Revaloriser l’éternité à une époque progressiste : Liang Zongdai et la littérature française, 1917-1936 » (publié dans La Littérature chinoise hors de ses frontières: influences et réceptions croisées, sous la direction d’Angel Pino et d’Isabelle Rabut,  Paris, You Feng, 2014, p. 199-230). M. Zhen YANG, qui vient de soutenir une thèse en Sorbonne, sur La Littérature française dans les revues littéraires chinoises entre 1917 et 1937,  est depuis la rentrée 2014 enseignant à l’Université de Shanghaï.

Le prix 2015 a été attribué à M. Salah Ameziane pour son article « Négociation culturelle dans le roman francophone : La Maison de lumière de Nourredine Saadi ».

Le prix 2016 a été attribué à Mme Anna Karina Sennefelder, assistante scientifique à l’Université de Fribourg-en-Brisgau, pour son article « Otium, mémoire du lieu et écriture de soi. Le cas Henry Brulard » (dans L’Otium et l’écriture, dir. Thomas Klinkert, Recherches et Travaux, Grenoble, 2016, p. 51-70). Elle prépare une thèse de doctrorat sur le sujet: « (S)’écrire à loisir. Rückzugsorte des Erzählens und Zeiterleben. Muße als Modus narrativer Selbstreflexion in autobiographisch strukturierten Erzähltexten von Senancour, Chateaubriand, Stendhal, Marie d’Agoult und George Sand ».

Le prix 2017 a été attribué à M. Enrico Guerini. Docteur de recherche en littérature française à l’Université de Bologne, il a soutenu en juin 2016 une thèse de doctorat sur Aveu et réticence dans l’œuvre autobiographique d’André Gide et Julien Green, sous la direction de Maria Chiara Gnocchi. Il a effectué des séjours de recherche en France, dans l’équipe Genèse & Autobiographie de l’ITEM (ENS/CNRS) et au Centre d’Études Gidiennes (Université de Lorraine). Il a participé à plusieurs colloques, en France et en Italie, et a publié des articles portant sur l’œuvre d’André Gide, sur celle de Julien Green, sur les écritures autobiographiques et sur le rapport entre homosexualité et littérature.

Le prix 2018 a été attribué à Mme Omgba Akoumou Manga, camerounaise, enseignante de français des lycées de l’enseignement secondaire et enseignante vacataire au Département de Français de l’Université de Yaoundé I. Son article porte comme titre : « L’écriture féminine francophone : prolégomènes à une gynesthétique ».

Le prix 2019 a été attribué à M. Louis Laliberté-Bouchard. Il a accompli un premier cycle universitaire en études littéraires à l’Université Laval (2016), pour lequel il a reçu la médaille d’argent du Gouverneur général du Canada, qui récompense l’excellence académique. Il y a également reçu une formation en études anciennes, en philosophie et en droit, en plus de participer à différents projets de recherche subventionnés en littérature médiévale et en littérature française du dix-neuvième siècle. Il a ensuite rédigé un mémoire de maîtrise intitulé « Le legs politique et éthique du Testament de Philippe Fortin de La Hoguette : de la transparence à l’honnête dissimulation » (2018), sous la direction du Professeur Frédéric Charbonneau, à l’Université McGill, avant d’y entamer avec lui un doctorat sur l’écriture testamentaire à l’âge classique. Il collabore actuellement à un projet de recherche sur l’historiographie à l’Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres.